Choisir le sexe de son enfant ? – Les Vendredis Intellos n°9

Cette semaine encore, j’ai publié ce texte en intégralité sur le blog des Vendredis Intellos, j’y ai simplement ajouté ici, mes pensées, ainsi qu’un soupçon de notre vie au Poulailler (passages en parme). Je vous conseille vivement de vous rendre sur ce blog, vous y trouverez également tout plein de supers articles des copines blogueuses qui font chauffer leurs neurones, tout au long de la journée, et ce tous les vendredis !!

 

Certaines femmes, certains parents, pour des raisons x ou y (sans mauvais jeu de mots) veulent à tout prix un garçon ou une fille, et sont donc prêts à tout pour y parvenir.

J’apporte toutefois une petite précision quant au titre de cet article, je m’interroge sur « le choix du sexe de l’enfant » au moment de la conception, pas une fois que l’embryon est implanté dans l’utérus, et ne développerais pas de ce fait les sujets tels que l’avortement sélectif par exemple.

Vous le savez toutes maintenant, Poulet et moi désirons très fort un deuxième enfant, et cela depuis pas mal de temps (en ce qui me concerne depuis la naissance de Poussin en fait !) et après avoir lu pas mal de choses sur le sujet, j’en suis venue à me poser plusieurs questions.

Tout d’abord d’un point de vue « scientifique », peut-on choisir le sexe de son enfant ? Puis d’un point de vue « éthique », doit-on choisir le sexe de son enfant ?

 

Dans un premier temps, peut-on réellement choisir le sexe de son enfant ?

Autant quelques fois, il est possible de comprendre (pas forcément de cautionner, à chacun de voir) cette volonté de tel ou tel sexe. Par exemple pour un couple qui a déjà plusieurs garçons, il peut être compréhensible qu’ils aient envie d’avoir une fille (ou inversement). Et pour y parvenir, ils sont capables de donner la vie à 10 enfants voire plus afin de peut être avoir la chance de toucher du doigt leur volonté suprême d’enfant de sexe opposé, sans pour autant forcément y parvenir…

Dans le cas de parents, qui n’auraient qu’un voire aucun enfant, cela est déjà plus difficile à comprendre, et pourtant il y en a (si si croyez moi !).

Alors bien sûr, il est possible d’avoir une petite préférence, et c’est d’ailleurs souvent le cas, avons-le. Sans pour autant vouloir entrer dans les clichés, bien souvent les papas se verraient bien avec un garçon, histoire de jouer au football avec lui ou lui apprendre le bricolage. Et les mamans avec une fille, pour jouer à la poupée avec elle, comme quand elles étaient petites. Ou inversement pour la préférence.

Quand nous avons attendu notre 1er enfant, Poussin, j’avais déjà une préférence quant au sexe. En effet, je me suis toujours vue maman d’une petite fille, les robes, les noeuds dans les cheveux, le rose, tout ça quoi ! Mais je sentais qu’en moi grandissait un petit gars et quand ceci a été confirmé à l’échographie, j’ai tout simplement été envahie par la joie. Nous avons donné naissance à un garçon, qui plus est en bonne santé, et Poulet et moi en avons tous deux été très heureux (et nous le sommes toujours). J’avais en fait, « juste » une préférence.

Au moment d’aborder le sujet du 2ème, cela fait un an et demi déjà, cette envie de rose, de petite fille, est revenue en flèche. Je me suis bêtement mis en tête que le 2ème serait forcément une fille (tout comme j’ai imaginé que ce serait facile de le concevoir, mais, ça c’est un autre sujet…). Honte à moi ! Oui j’ai un peu honte en fait avec le recul !

Je me suis donc mise à faire des recherches et ai trouvé différentes « méthodes », plus ou moins fiables. Je me suis finalement décidée à acheter ce livre : « Choisissez le sexe de votre enfant par la méthode du régime alimentaire » écrit par la journaliste Françoise Labro et le Docteur François Papa.

J’avoue que quand je l’ai commandé, j’avais bien dans l’idée de tester cette méthode…

Alors, il faut déjà savoir qu’en France, depuis les années 1970, il naît un tout petit peu plus de garçons que de filles (environ 105 garçons pour 100 filles). Nous ne sommes donc quand même « pas très loin » des 1 chance sur 2 de donner naissance à un enfant du sexe désiré. Pour les parents qui veulent augmenter leurs chances et faire pencher la balance, ce livre semble très prometteur, je vous laisse prendre connaissance de la 4ème de couverture :

« Oui, on peut choisir le sexe de son enfant !

Oui, la méthode est efficace (80% de réussite) !

Oui, c’est une réalité scientifique !

Françoise Labro, journaliste a elle-même expérimenté cette méthode avec l’aide du docteur François Papa, gynécologue à la maternité de Port-Royal à Paris. Une méthode fondée sur le régime alimentaire, expliquée de façon claire et ordonnée afin que toutes les femmes, tous les couples désirant choisir le sexe de leur enfant puissent l’utiliser.

Choisissez le sexe de votre enfant : un guide complet et précis, écrit par Françoise Labro et le Dr François Papa, qui répond à toutes les questions que l’on peut se poser sur la conception, la grossesse et les régimes alimentaires.  »

 

 

 

 

 

 

Après que la journaliste ait révélé que cette méthode avait été concluante pour elle, et que les différentes méthodes, idées reçues et autres remèdes de grands-mères aient été passées en revue et « démontées » scientifiquement parlant puisque leur efficacité n’a pas pu être démontrée, les auteurs nous présentent ensuite CETTE méthode qui fonctionnerait à 80% : comment choisir le sexe de son enfant en se préoccupant du régime alimentaire de la maman. (C’est pourtant le père qui apporte le fameux chromosome X ou Y, responsable du sexe du futur enfant).

Ils partent du principe, selon des expériences menées dans des fermes et des études faites sur les habitudes alimentaires de mamans n’ayant que des garçons et celles de mamans n’ayant que des filles, qu’une alimentation riche en sodium et pauvre en calcium et magnésium serait une alimentation de type « garçon ». Et inversement, qu’une alimentation de type « fille », serait pauvre en sodium et riche en calcium et magnésium.

Cette étude scientifique a commencé en 1977 et a duré 2 ans. Les régimes alimentaires devaient (et doivent toujours) être mis en place par les futures mamans au moins 2 mois et demi avant de commencer à essayer d’être enceintes et ils sont extrêmement contraignants ! 215 patientes se sont prêtées à l’étude pendant ces 2 ans. Certaines ont appliqué le régime à la lettre, d’autres ont fait des écarts et 2/3 des femmes ont abandonné à cause de la difficulté et du côté restrictif de ces régimes alimentaires…

« Voici les résultats obtenus à l’issue des deux premières années :

Dans les deux premiers groupes, c’est à dire ceux des femmes ayant bien suivi le régime, on obtient 77.6% de réussite.

Dans les groupes 3 et 4, ceux des femmes ayant mal appliqué la méthode, le pourcentage de réussite n’est plus que de 52%.  »

 

 

 

A ce jour, même si ces chiffres semblent significatifs, je ne pense pas qu’elle soit si spectaculaire qu’ils peuvent bien le dire (ce qui est confirmé par les témoignages de mamans que j’ai pu lire sur certains forums), ça se saurait sinon !

 

Il faut également savoir qu’il existe d’autres méthodes, plus scientifiques, pas du tout naturelles, telles que le tri des spermatozoïdes par exemple. Et qui sont très largement polémiquées. Nous sommes en mesure de nous poser la question suivante : doit-on avoir librement la possibilité d’un recours à de telles méthode pour choisir le sexe de son enfant ? Ou encore, doit-on déterminer des cas précis où ce recours serait possible (comme le fait d’avoir préalablement X enfants du même sexe) ?

De plus, en France la loi sur la bioéthique du 29 juillet 1994 autorise le recours à l’assistance médicale à la procréation dans certaines situations : pour remédier à l’infertilité ou encore pour éviter la transmission à l’enfant d’une maladie grave. Mais le Parlement réfléchit encore à élargir le sujet… ou pas !

 

J’en arrive donc à cette seconde question, doit-on avoir la possibilité de choisir le sexe de son enfant ?

Malgré mon désir d’avoir une fille, je me suis demandé s’il serait effectivement bien de pouvoir choisir d’avoir, selon ses envies, soit un garçon, soit une fille. Et là, j’ai de suite repensé au magnifique article de Glam Maman « Quand naître fille peut faire mourir«  et je me suis aussitôt dit que ces pratiques asiatiques étaient horribles et que le fait de pouvoir librement choisir le sexe de son enfant relevait de la discrimination.

De plus, je trouve que la magie que représente une grossesse, réside aussi et surtout dans le fait de pouvoir se demander qui peut bien se cacher sous notre nombril, le plaisir de pouvoir deviner, rêver, imaginer le petit occupant des lieux. C’est la nature qui décide, et je pense qu’il faut lui laisser encore ce pouvoir !!

Après tout, fille ou garçon, ce qui compte avant tout c’est que cet enfant naisse en parfaite santé, et soit aimé, non ? Après s’ouvre encore un autre débat, à savoir, malgré nos préférences, aimerions-nous moins notre enfant s’il n’est pas du sexe souhaité ?

En ce qui me concerne, après la lecture du livre du docteur Papa, et surtout après mes ennuis de santé, j’ai pris conscience que ce que je désirais vraiment plus que tout était un bébé ! Peu importe que ce soit une fille ou un garçon, le sexe de cet enfant n’entravera en rien l’Amour que j’aurai pour lui !!

Donc, je suis d’avis que, sauf dans des cas exceptionnels comme pour éviter la transmission de maladies entre autre, il faut laisser faire la nature. Après tout si elle décide que nous ne sommes faits pour avoir que des garçons ou que des filles, c’est que c’était notre destinée…

 

 


Voici ma participation aux Vendredis Intellos, le rendez vous hebdomadaire de la super Madame Déjantée.

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Cet article a 5 commentaires

  1. Merci beaucoup de ta contribution!!! Tu as pris le temps de nous détailler cet ouvrage ainsi que de nous faire part de tes réflexions et de ton témoignage…
    Je n’ai aucune idée de la scientificité des méthodes de régime alimentaire pour influencer le sexe de l’enfant mais je pourrais demander à Mr D de jeter un oeil pour voir si une évaluation potentielle complémentaire a été produite… Je suis pour ma part très méfiante avec les chiffres avancé: un succès de 52% équivalant en fait, compte tenu du pourcentage de chance « naturel » à aucun succès!!! Et je ne sais pas comment a été sélectionné l’échantillon, ni comment on été « exclues » les personnes n’ayant pas ou mal suivi le régime…
    Quant au libre choix du sexe.. qu’il soit souhaitable ou non, je pense que nous y viendrons, reste à savoir si nous serons préparé ou non à vivre la possibilité d’un tel choix…

    1. Alors, ils disent que pour que la méthode soit efficace, il ne faut faire aucun écart, sinon c’est raté ! Apparemment dans les stats donnés, les femmes ayant abandonné ne sont pas comprises dans les résultats, ce sont seulement celles qui ont mangé un aliment interdit.
      Je serais bien contente que Mr D nous éclaire sur ce sujet aussi !!! Et je crois (il y a eu un commentaire là-dessus sur le blog des VI) que c’est une histoire de pH vaginal… affaire à suivre…
      J’espère que tu te trompes sur le choix possible du sexe (et oui, il y encore quelques mois je n’aurais pas dit ça, mais il y a que les abrutis qui ne changent pas d’avis, non ?)
      Merci Mme Déjantée (et félicitations pour l’heureuse nouvelle !!)

  2. J’ai connu une nana qui voulait absolument QUE des garçons. (elle a eu de la chance, elle a deux garçons) et qui m’avait dit « Ah non! Je veux pas d’une pisseuse! ». Ca m’avait vachement choqué.
    Nullipare à l’époque, je pensais naïvement que les gens voulaient… un bébé! (c’est aussi le mot employé que j’avais trouvé très violent. Mais je m’étais fait la réflexion « ben si ça avait été une fille, elle aurait fait quoi? »)

    On a aussi le cas classique des futurs grands-parents qui se rengorgent parce que ça va être un garçon, leur premier petit-enfant… Là, pareil, j’ai pas compris… Est ce que dans leur esprit ça veut dire qu’une fille, ça aurait été moins bien? (donc que les filles valent « moins » que les garçons? Je sais qu’il y a l’histoire du nom à transmettre mais je n’arrive pas à comprendre… )

    1. Surtout que bon, les grands parents n’ont pas vraiment leur mot à dire là dedans, on leur demande seulement d’être contents non ?
      Tu as raison, elle aurait réagi comment si elle avait eu une fille ? Ca me fait bizarre aussi de lire ça et pourtant, combien il y en a ? Je ne pense pas que cette nana soit unique….
      Moi je sais maintenant que je veux un bébé, un point c’est tout ! (avant aussi, mais j’avais une préférence… plus maintenant en fait)

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