Un poème dans le coeur

Petite, j’ai toujours aimé les poésies. Les écrire, les apprendre, les réciter, …. les illustrer. En fait, j’aimais l’école et tout ce qui s’y rapportait et surtout les poèmes, je me souviens de quelques uns et j’ai hâte que Poussin s’y mette et qu’il m’en récite, notamment pour la fête des mamans !!

Il y en a une, toute particulière, que j’ai dans le coeur. Au collège, nous avions des ateliers le mardi midi, nous avions le choix : théâtre, musique, dessin, scrabble, …. et à partir de 4ème, latin, langue vivante. Il ne s’agissait pas de cours de soutiens, mais d’une distraction. Et pour le tout petit collège du trou-du-cul-du-monde que c’était, c’était chouette !!

Et moi, en 6ème, j’avais choisi théâtre, mais j’étais super timide et mes camarades les autres ne m’aimaient pas beaucoup (vous pouvez sortir les violons) parce que j’étais grosse dilatée (comme aurait dit Elie Kakou). Les gosses sont méchants entre eux !

Bref, revenons à nos moutons notre article.

Donc, personne ne voulait me donner la réplique…. alors la prof de français a dit : « et si tu apprenais une poésie et que tu la récitais le soir de la représentation ? » « Euh, moi toute seule, devant tout le monde ? Les parents, les élèves ? euh, ça va pas être possible ! » (elle en a d’autres des idées débiles ?)

Mais je me suis dit que ce serait une bonne idée finalement et que ça me ferait du bien….

Alors pour commencer : choisir THE poème !

Et là, ce fut rapide, quelques livres du cdi, et mon choix a été vite fait ! Un poème de Victor Hugo, écrit pour sa fille Léopoldine, morte noyée dans la Seine, près du Havre en Normandie.

Elle avait pris ce pli….

Elle avait pris ce pli dans son âge enfantin
De venir dans ma chambre un peu chaque matin;
Je l’attendais ainsi qu’un rayon qu’on espère;
Elle entrait, et disait: Bonjour, mon petit père ;
Prenait ma plume, ouvrait mes livres, s’asseyait
Sur mon lit, dérangeait mes papiers, et riait,
Puis soudain s’en allait comme un oiseau qui passe.
Alors, je reprenais, la tête un peu moins lasse,
Mon oeuvre interrompue, et, tout en écrivant,
Parmi mes manuscrits je rencontrais souvent
Quelque arabesque folle et qu’elle avait tracée,
Et mainte page blanche entre ses mains froissée
Où, je ne sais comment, venaient mes plus doux vers.
Elle aimait Dieu, les fleurs, les astres, les prés verts,
Et c’était un esprit avant d’être une femme.
Son regard reflétait la clarté de son âme.
Elle me consultait sur tout à tous moments.
Oh! que de soirs d’hiver radieux et charmants
Passés à raisonner langue, histoire et grammaire,
Mes quatre enfants groupés sur mes genoux, leur mère
Tout près, quelques amis causant au coin du feu !
J’appelais cette vie être content de peu !
Et dire qu’elle est morte! Hélas! que Dieu m’assiste !
Je n’étais jamais gai quand je la sentais triste ;
J’étais morne au milieu du bal le plus joyeux
Si j’avais, en partant, vu quelque ombre en ses yeux.

Cette poésie, je l’ai aimée, vécue, récitée avec tout mon coeur et m’en souviens encore aujourd’hui…..

 

Et toi, des souvenirs d’école ? des émotions ? des poèmes ? 

 

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Cet article a 4 commentaires

  1. tu as raison ma petite poulette chérie ce jour la tu as été géniale et tu n’as pas eu peur tu t’es bien défendue et je n’en revenais pas. Les autres non plus tu les as mis baba.

    1. merci ma Môman que j’aime !! en fait, j’étais morte de trouille ce jour là !! j’ai failli tomber dans les pommes !!! et à plusieurs reprises 😉

  2. C’est un très joli poème et apparement ça a rendu fière ta famille tu as bien fait de te battre pour avoir quand même une participation. Jolie revanche

    1. merci Claire ! oui il a fallu se battre, pas évident avec des gamins méchants !! mais j’étais bien fière de moi après ça également 🙂

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