J’ai peur de la violence à l’école

Quand on a des enfants, on voudrait pouvoir les protéger de tous les dangers, toujours. On aimerait faire en sorte qu’ils ne connaissent que le meilleur, le plus beau. Mais ce n’est pas toujours possible. Et je crois que dès qu’ils rentrent à l’école, déjà ils sont confrontés à un monde cruel et sans pitié.

Les enfants sont méchants entre eux, c’est bien connu et je trouve ça malheureux !

Dans mon école primaire de campagne, une petite fille était le souffre douleur de nombreux de ses « camarades ». Elle avait une tête qui ne plaisait pas, qui ne leur revenait pas, et à ce titre, elle subissait les moqueries des autres. Cela ne l’empêchait pas d’avoir de bonnes notes, elle était 1ère de sa classe, se raccrochait à ça, et je pense que cette position ne l’aidait pas du tout, bien au contraire !

A chaque passage en classe supérieure, elle caressait l’espoir qu’elle serait enfin tranquille, à tort !

Puis avec l’entrée au collège, elle se disait qu’avec les « grands » tout serait différent. À son arrivée en 6ème, elle était optimiste, mais ça n’a pas duré longtemps…

Bien vite, 2 ou 3 garçons, qui se sont mis en groupe afin sûrement d’être plus forts, se sont mis à se moquer d’elle. Ça, elle en avait l’habitude. Puis ils sont passés à l’étape supérieure et ont commencé à la frapper.

Pour quelle raison ? Une tête qui ne leur revenait pas, de la discrimination purement et simplement.

Tous les jours, ils la frappaient, l’insultaient. Elle avait peur, se renfermait toujours un peu plus sur elle même. Elle avait mal, aussi bien physiquement que psychologiquement, se demandant se qu’elle avait bien pu faire pour mériter ça… Elle envoyait des signaux que personne ne semblait ou ne voulait voir.

Puis un jour, ses parents s’en sont rendu compte. Ils ont vu les bleus sur son corps. Ça n’aura finalement fait qu’empirer les choses !

Cette petite fille, vous l’aurez compris, ou pas, c’était moi. J’étais petite, grosse, pleine de boutons. Je n’avais pas confiance en moi, j’étais faible, bref, j’étais la cible idéale !

Je me suis sortie de ça grâce à un autre camarade de classe, un vrai cette fois, un ami influent. Il leur a fait peur et du jour au lendemain, ils m’ont laissée tranquille.

Encore aujourd’hui, plus de 17 ans après, je me souviens de tout ça, parfaitement. C’est quelque chose qui laisse des traces, au plus profond de soi.

Si je ne peux m’empêcher de repenser à ces mauvais moments, c’est parce que Poussin va rentrer à l’école dans quelques semaines et que je ne sais que trop à quel point les enfants sont cruels entre eux. J’espère vraiment qu’il n’aura jamais à subir ce genre d’humiliations !

J’aimerais pouvoir continuer à le protéger, le plus possible. Avoir la certitude que ça ne lui arrivera jamais. Et qu’il n’infligera jamais ça à quelqu’un non plus !

J’ai peur de la violence, à l’école aussi, et j’ai peur pour lui !

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Cet article a 13 commentaires

  1. Il y a malheureusement de plus en plus de violence dans notre société et l’école ne fait pas exception, c’est traumatisant quand on le vit et je comprends tes inquiétudes pour ton fils, personnellement je m’inquiète aussi beaucoup pour mes enfants

  2. Pour moi, ça n’a pas été jusqu’à la violence physique. Mais les moqueries, les mises à l’écart (personnes n’osaient me parler en récré au collège car les deux « cheftaine » de groupe ne pouvaient pas m’encadrer, sans que je leur ai fait quoi que ce soit…) les humiliations… j’ai connu…
    heureusement pour moi, au lycée, ça a été beaucoup mieux. (et l’école primaire, ça allait.)
    Les raisons de leur comportement? Comme toi, première de classe, intéressée par les cours et surtout, fille de prof, qui pactise avec l’ennemi : les profs. (ben oui, je leur parlais… en même temps, leurs conversations étaient bien plus intéressante…)
    Par contre, pour Surprise, je ne m’inquiète pas trop (pour le moment. Déjà, l’entrée en maternelle est dans un an, j’ai encore le temps de voir venir. 😉 Et puis il a un sacré caractère notre pitchoun, donc je pense qu’il ne se laissera pas marcher sur les pieds (j’espère en tout cas). Et surtout, j’espère qu’en cas de souci, il saura venir nous en parler.
    Bon courage en tout cas, et je souhaite que tout se passe bien pour ton loulou. 🙂

  3. Tout comme toi, j’ai connu l’acharnement de certains quand j’étais au college… j’en ai enormement souffert, pire, j’en ai ete traumatisé au point d’avoir perdu toute confiance en moi des années… j’ai aussi eu peur pour crapaud avant sa rentrée…. et force est de constater que l’ecole, c’est la jungle. Je n’ai pas honte de dire que je lui ai dit de se defendre, de ne pas se laisser faire… apres tout, si c’est la loi du plus fort, autant s’armer!

  4. Je te comprends, et ça fait de la peine de lire ton témoignage 🙁
    J’ai aussi parfois peur pour ma grande monstrouille, elle est vraiment du genre « bonne patte », elle n’a jamais vraiment frappé ou poussé un autre enfant et quand un autre enfant la chahute elle pleure et ne comprend pas. J’ai peur qu’elle se fasse bouffer ainsi, mais elle est ainsi et je l’adore ainsi, elle sourit toujours elle est adorable. Mais comme tu dis, les enfants sont parfois cruels entre eux et ça fait flipper.

  5. NumUn vient de sortir de première primaire, avec dans sa classe quelques gamins plutôt violents dont une paire de jumeaux survoltés… j’ai eu l’occasion d’assister à quelques uns de leurs jeux sur mon fils. Je suis restée en retrait tant que mon gamin arrivait à se défendre et puis j’ai du intervenir car ils voulaient s’attaquer à NumDeux (4 ans en août). Je les ai pris entre 4 yeux et leur ai dit  » vous ne touchez pas à cet enfant! » J’en ai reparlé à NumUn en lui demandant de me parler dès que ça dégénèrerait. Il m’a dit que les jumeaux ne lui faisaient pas peur, qu’il savait se défendre et que bien sûr il viendrait me parler en cas de souci… Je suis rassurée mais vigilante… Ca va être au tour de NumDeux… Et je leur dis que, si on les attaque, ils doivent se défendre!! Mais ce qui me dépasse un peu, c’est que ces bagarres se passent sous les yeux des profs et des surveillants et que personne ne bouge… Et mes gamins sont dans une école de village avec une grosse centaine d’enfants entre 3 et 12 ans… je n’ose imaginer en ville…

  6. Je n’ai jamais été frappée (ou alors j’ai occulté) mais j’ai longtemps été la cible de moquerie. Et je n’ai jamais été populaire. Ma Miss B a encore un an avant d’entrer à l’école et je me dis que je serai vigilante. A vrai dire à la voir évoluer à la crèche, je ne me fais pas trop de soucis car elle n’est pas violente mais elle est assez fédératrice, je pense qu’elle aura pas mal de copains. Enfin j’espère que ce ne seront pas des années galère pour elle. (Mais je n’aimerais pas non plus qu’elle devienne un ‘bully’)

  7. Comme je te comprends! Je suis rousse, et timide, alors des vexations, j’en ai subies! Même si ça n’a pas été jusqu’aux coups…Comme toi j’avais très peur pour ma Pouillette, peur qu’elle vive ce que j’avais vécu, mais heureusement pour elle tout est très différent: elle est très sociable, se fait plein d’amis. Ca n’ets pas héréditaire, heureusement!

  8. C’est normal que tu aies peur pour tes enfants, quand on devient mère on ne veut pas que nos enfants revivent nos moments difficiles et en plus tu as vécu quelque chose d’horrible mais tu t’en es sortie. Je crois que quand on voit ce qu’il se passe dans les ecoles on a toutes le boules que notre enfant soit un souffre douleur ou qu’il subisse sans qu’on ne s’en rende compte…. Ma fille a 21 mois et elle est hyper douce et gentille, quand un enfant lui prend un jouet au parc elle ne dit rien et laisse faire, parfois j’espère qu’elle soit plus réactive parce qu’à l’école ils ne lui feront pas de cadeaux !!!

  9. J’ai moi-même subi au collège, et pourtant j’étais grande et mince, donc il n’y a pas de « cible facile ». Tout comme toi j’étais première de la classe, alors c’est tellement facile de trouver des critiques… Pfff !

    Et dans 2-3 ans, ce sera au tour de ma Crapouille de faire ses premiers pas à l’école… J’espère que ça se passera le mieux du monde.

  10. Pourtant, votre fils n’est PAS vous. Il est fort possible qu’il ne soit jamais l’objet de moqueries. Et si les choses se passent mal, soyez résolue d’aller jusqu’au bout dans la résolution du problème. Un enfant qui a confiance en lui et qui se sait aimé n’est pas une cible idéale. Donc si vous deviez constater qu’il subit de la violence, vous pourriez d’une part en parler auprès des autorités scolaires et d’autres part lui faire voir brièvement un psychologue pour augmenter sa confiance en lui et éviter qu’il subisse à son tour ce que vous avez subi. Courage !

  11. oui malheureusement y en a bcp plus de nos jours faut faire attention mais c vrai que c pas toujours facile
    allez courageeee bsiousss

  12. Alors, je vais te servir un truc vieux comme « mes robes »… Mais, la peur n’évite pas le danger !!! Et ce danger là, il fait vraiment très peur mais je suis sûr que ton Poussin est paré pour se défendre et en plus il apprendra à être plus intelligent que tous les petits farfelus qui l’embêteront… LOL !!! Et les instituteurs/trices sont là pour veiller. Je suis sûre que tout va se passer à merveille !!!

  13. Bouhh
    Je me suis mise à pleurer en lisant ton article
    Comme je te comprend, moi aussi j’ai une peur bleue de la violence à l ecole et je stress de ce qui peut arriver à mon fils on voit tellement de choses. Tu as vecu des choses difficiles et je comprend que ca laisse des traces, les enfants sont vraiment mechants entre eux. Il faut toujours qu’ils touvent une tete de turc et quand ils sont en groupe c est encore pire.
    Courage…

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