Moi, j’aime pas les commères… – Bavardages de nanas n°4

Schtroumpf grognon sort de ce corps !!!

Petite, (oui, je sais je parle souvent de quand j’étais petite, mais j’ai peu d’autres références en fait !) je vivais dans un petit village peuplé d’irréductibles gaulois où les 60 habitants sont pour la majorité des vieilles personnes âgées qui n’ont pour seule occupation que le commérage.

Normal, ces mémés, veuves pour la plupart, fallait bien qu’elles occupent leurs longues journées ! Donc quand il nous arrivait de passer dans la rue, ma copine et moi, nous voyions les rideaux se soulever, et les mémés apparaître derrière leurs carreaux pour nous épier.

Puis les mémés, comme elles s’ennuient, toutes seules chez elles, bah elles se réunissent une fois par semaine, le dimanche matin. Elles se donnent rendez-vous sur le marché ou à l’église pour la messe. Et là, elles sont contentes, elles peuvent se raconter ce qu’elles ont vu, qui a trainé dans la rue, jusqu’à quelle heure, ce qu’ils ont fait, les d’jeunes… Et comme elles n’ont que l’image et pas le son, bah elles imaginent, c’est tellement mieux ! Voilà comment naissent certaines rumeurs, certains ragots… Le père de ma meilleure amie a fini par se suicider à cause de ces foutus ragots pourris !

Alors, je me suis toujours dit que JAMAIS je ne serais comme ça ! Mais vous le savez, il ne faut jamais dire jamais !

Quand j’ai commencé à travailler, des commérages il y en a eu, et des lourds et je n’étais pas la dernière à les écouter…

Maintenant que je ne travaille plus, je reste néanmoins à l’écoute de ce que Poulet peut me raconter, car comme nous travaillions dans la même entreprise, je connais ses collègues. Et souvent, il rentre ne me disant « Oh, tu sais pas quoi ? »

Quelques fois, il me raconte des trucs hallucinants ! Des histoires de coucheries, de tromperies… Quoi ? Vous voulez un exemple ? Bon OK, juste pour une fois je fais une exception !

Il y a 3 ans environ, il rentre et me raconte un truc de dingue (pour moi qui vis dans le monde des Bisounours, ça l’était !) Vous êtes prêtes ? Voici du croustillant !

Un jour, pendant les heures de travail, une collègue et un collègue se sont envoyés en l’air dans un bureau au boulot (alors que les autres étaient dans les bureaux à côté !!) et pendant qu’ils faisaient leurs petites affaires, une assistante, croyant le bureau vide, a voulu récupéré un dossier et les a surpris en pleine action…  L’assistante étant une bonne commère, toute cette histoire s’est vite répandue !!

Quand Poulet m’a raconté ça, il était tout content de son scoop, il rigolait (à croire que les hommes sont de bonnes commères aussi !!!). Il croyait que j’allais réagir comme lui et que ça allait m’amuser mais sur le coup, ça m’a fait de la peine. Oui oui, de la peine ! J’ai pensé à leurs familles respectives, leurs enfants, lui venait tout juste d’être papa pour la 2nde fois…

Et puis la situation a encore évolué quand la collègue a demandé à son mari de faire embaucher son amant dans la même entreprise que lui (vous suivez ?) et ça a marché !

Cette histoire de tromperie s’est tellement vite répandue qu’elle a fini par arriver aux oreilles des familles. La collègue a fini par divorcer, puis s’est séparée de son amant (maintenant, elle couche avec le patron…) Mais l’ex-mari et l’ex-amant travaillent aujourd’hui ensemble, j’imagine bien l’ambiance !!

Enfin, même si les commérages peuvent être drôles, amusants, divertissants (j’avoue quelques fois, je me marre bien aussi !) il ne faut pas oublier que certains font mal, font de la peine, et peuvent même détruire une vie…

Comment ça je ne suis pas drôle ? J’ai plombé l’ambiance ? Non en fait, je reste une femme, rassurez-vous, je suis aussi une commère, mais pas sur tous les sujets, je fais attention aux ragots que je colporte… 😉

 

Cette semaine pour les « Bavardages de nanas », chez Maman Bavarde, nous parlons commérages, normal entre commères me direz-vous !! 🙂


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Cet article a 8 commentaires

  1. excellent!
    je me souviens du village de ma grand-mère quand j’étais petite. et vas y des « la Lucette a dit que… », « tu ne trouve pas que la Germaine elle… » et j’en passe!
    une calamité ces commérages!

    1. Comme tu dis, en fait, c’est le fait que le village soit petit le problème je pense, y a rien d’autre à faire !!

  2. c’était pareil dans le fin fond de ma Bretagne..Au passage je n’ai jamais vu autant de comères que depuis que je vis en espagne, ici ya du très haut niveau..et les coucheries c’est qq chose d’international..

    1. Pour les coucheries, quand j’ai été ambauchée, une des 1ères choses qu’on m’a dit : « ici, vous verrez, c’est un baisodrôme géant »
      « Ah oui ? et sinon, l’ambiance est sympa ? et du boulot, il y en a ? »….
      Sinon, pour l’Espagne, comme je n’y suis jamais allée, j’ignorais que les commères y étaient concentrées…. bon à savoir !!

    1. Merci 🙂

  3. Bon, je dirais quand même que le commérage est dan la nature humaine. Bah oui, on se tient informé…après faut effectivement voir à ne pas dépasser les bornes des limites quoi…
    Merci pour ta participation!

    1. C’est sûr que c’est dans la nature, je suis loin d’être la dernière à commérer en fait, mais c’est vrai que quelques fois, on ne mesure pas assez le poids des mots… Merci à toi Maman bavarde 🙂

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