Réforme du congé parental 2013, je dis NON ! 14


En 2008, quand j’ai appris que j’étais enceinte de mon 1er enfant, j’ai tout de suite pensé au congé parental car je me disais que ce serait sans doute difficile de reprendre le travail alors que mon bébé aurait seulement 10 petites semaines.

Lorsque Poussin est né, mon idée s’est confirmée. J’ai pourtant pu bénéficier de conditions intéressantes grâce à la convention collective de mon travail et j’ai pu dans un premier temps prolonger le congé maternité jusqu’à ses 6 mois.

J’ai ensuite enchaîné sur un congé parental d’éducation.

La raison principale de cette demande était que je voulais voir mon enfant grandir, assister à ses premiers pas, ses premières fois. J’avais envie d’être à la maison pour lui.

La seconde raison est que les modes de gardes étaient peu nombreux ici, les crèches surpeuplées, les nourrices idem et je ne parle pas du coût que faire garder son enfant représente.

Financièrement, car c’est à prendre en compte aussi, j’avais « la chance » de ne pas avoir un gros salaire à la base et finalement, ça ne s’est pas tant vu que ça. Si on enlève le mode de garde, les impôts, en travaillant à plein temps j’aurais ramené 150€ par mois à la maison et j’aurais eu le coeur gros de devoir le laisser tous les matins et de peu le voir le soir. C’est un choix qui devrait rester libre pour chacun !

J’ai donc pris les 3 ans de congé parental auxquels j’avais le droit. Puis une chose en entraînant une autre, enceinte de Poussinet j’ai fini par démissionner au terme de ces 3 ans.

Ce congé parental est passé rapidement, très vite même. Mais outre le fait qu’il m’ait permis de profiter de chaque instant auprès de mon enfant, il m’a aussi permis de réfléchir à ma situation professionnelle. Aujourd’hui, j’ai repris mes études, et dans 2 ans, si tout va bien, je pourrai exercer un travail, à la maison, auprès de mes enfants et continuer à les voir grandir et évoluer.

Je suis heureuse d’avoir pu mettre ma carrière entre parenthèses. Si c’était à refaire, je referais tout pareil.

N’oublions pas que prendre un congé parental, que ce soit de 6 mois, un an, 3 ans, ça doit rester un choix de vie pour chacun, les mamans et les papas !

Enfin jusqu’à maintenant nous avions le choix, c’était bien ! Ce ne sera plus le cas si la réforme prévue très prochainement est adoptée…

En effet, en mars 2013, un projet de loi va être déposé par le gouvernement concernant le Congé parental d’éducation.

Actuellement, il est possible de mettre entre parenthèse sa carrière jusqu’au 3ème anniversaire de l’enfant.

– Pour le premier enfant, les 6 premiers mois sont rémunérés.

– Pour le second, la personne du couple qui prend le CP aura 566€ par mois jusqu’au 3ème anniversaire.

– Pour le 3ème enfant, le parent a le choix entre prendre une année mieux rémunérée, aux alentours de 800€/mois, où prendre les 3 ans.

 

Dans ces trois cas de figure, il y a le choix, entre le père, la mère, et le temps que l’on décide de prendre.

Le parent reste libre de son choix de A à Z.

 

Actuellement, le gouvernement travaille sur ce projet de loi. La présentation, se fera courant 2ème trimestre 2013.

Deux dossiers seront présentés : famille et petite enfance.

 

-> Najat Vallaud Belkacem, ministre des droits de la femme travaille sur le dossier famille et souhaite faire une mise en avant de l’égalité homme/femme, par une réforme du CP.

Pour ce faire, aucune association n’a été invitée à la concertation malgré leur demande (UNAF, Union Nationale des Associations Familiales par exemple). Sujet concernant pourtant les familles, ils en sont les porte-paroles.

Ce projet est fait en liaison directe avec les partenaires sociaux et patronats. Nous savons toutes et tous, l’intérêt direct pour les patrons de voir cette loi passer (les femmes ne partiront plus trois ans mais un an !) et pour les syndicats , cela reste aussi un avantage puisqu’eux ne regardent que le côté égalitaire et carriériste de la chose.

Il va également être mis en avant une lutte contre la précarité. Point positif si ce n’est qu’ils envisagent de taxer les patrons qui accorderont des temps partiels.

 

-> Dominique Berinotti quant à elle travaille sur le service public de la petite enfance.

Elle envisage de créer 400 000 places de garde (crèche essentiellement) qui aura un coût d’environ 10 milliards d’euro, à l’instant, ils n’ont pas le moindre centimes, et ils ne savent pas encore où trouver ces fonds.

 

En résumé, le congé parental se verrait transformer de cette façon :

– congé maternité qui passerait de 16 semaines à 18 semaines (ce qui existait déjà pour les mamans qui allaitaient, mais cela avait été supprimé à cause du coût pour la sécurité sociale).

– congé parental réduit à une année, jusqu’au un an de l’enfant plus précisément.

–  les personnes le prenant seront payés à 60% de leur salaire brut. Si le salaire brut est de 1000, elle touchera 600€, avec un plafond entre 1500€ brut, et 1800€.

–  une partie d’environ trois mois à prendre obligatoirement par le papa. S’il ne la prend pas, ces trois mois se verront perdus, et de ce fait la maman devra reprendre son travail aux 7 mois de l’enfant.

 

Ce projet concerne donc tous les parents : mère, père, actifs à temps plein, à temps partiel, en congé parental…

 

Une réforme oui, mais pas au dépend de la liberté individuelle de chacun !!

 

Seul 30% des parents souhaitent reprendre le travail après un enfant, mais ne le peuvent pas car le mode de garde n’est pas adapté à leur souhait.

Dans ce cas là, ce n’est pas le congé parental qui est forcément à revoir dans la durée, mais :

– les possibilités de faire garder son enfant quand on souhaite retourner travailler.

– le montant mensuel ré évalué pour ceux qui choisissent de ne prendre qu’un an (comme le COLCA actuel, mais dès le 2ème enfant)

– La précarité de l’emploi et ce bien avant d’attendre un enfant. Il est reconnu qu’une femme en précarité avant de devenir mère le sera aussi après.

– Inclure les papas et les mobiliser à rester plus à la maison mais sans l’imposer, laisser le choix au couple.

 

Le congé parental DOIT rester un choix pour chacun !

 

Si vous aussi vous trouvez que c’est important, vous pouvez bien entendu partager un maximum sur les réseaux sociaux.

Vous pouvez également  :

-> signer la pétition qui est contre la réforme à venir.

-> aimer la page facebook pour être informés en temps et en heure de ce qu’il se passe.

-> rejoindre le groupe facebook contre la réforme.

Ensemble, nous pouvons être entendus ! C’est important de conserver ce droit et de toujours avoir le choix !

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