L’année 2006, l’accident – 1ère partie 7


Il y a quelques jours, je vous ai raconté ma consultation chez un naturopathe. Et j’évoquais ces 2 choses importantes dont je n’ai pourtant pas parlé, ce que Poulet m’a très justement fait remarquer. En fait, je crois que ce sont 2 choses que j’ai voulu oublier. Et pourtant en parler me fait du bien.

2006 fut pourtant une année importante, à multiples facettes. Déjà, c’est l’année de ma mutation dans le Sud, de mon installation avec Poulet, de la construction de notre maison, de l’adoption de notre chien.

Mais c’est également une année difficile.

En mars 2006 j’ai eu un accident de voiture assez important. Pas physiquement mais psychologiquement. Je n’en parle pas parce que j’ai eu très vite besoin de l’oublier, mais il a bel et bien eu lieu.

dessin-accident

Dessin de Bridoulot

Sur la voie rapide j’étais seule dans ma petite voiture, une Ford Fiesta, un gros camion me doublait. Je l’ai trouvé bizarre je ne sais pas pourquoi. Devant nous, deux camionnettes faisaient la course. Puis j’ai vu ce gros camion citerne se rapprocher de moi dangereusement. J’ai vu sa cabine percuter l’aile avant gauche de ma voiture. Je me rappelle encore du bruit produit par le choc. Ce bruit effroyable de tôle qu’on froisse, j’en ai fait des centaines de cauchemars.

Sous l’impact, ma voiture s’est mise perpendiculaire au camion et a été traînée sur plusieurs centaines de mètres. Elle a fini par se dégager et au contact du terre plein central composé de hautes herbes a fait plusieurs tonneaux. Elle a tout de même fini sa course sur ses 4 roues.

L’impact a été rapide mais m’a semblé atrocement long jusqu’à l’immobilisation de la voiture, si on pouvait encore l’appeler comme ça.

Je me souviens avoir hurlé, très fort. Je me souviens avoir eu très très peur. Peur de mourir forcément, peur de ne plus revoir mes parents, mon amoureux. Quand la voiture a terminé sa couse folle, j’étais traumatisée, mais j’allais bien.

Je suis sortie par la portière ouverte, j’ai pris soin de prendre mon sac à main et la façade de mon autoradio au cas où on me les vole -réaction idiote je sais, mais dans ces cas là on ne réfléchit pas vraiment. J’ai vu le camion arrêté sur la bande d’arrêt d’urgence, mon cauchemar d’un instant (et de beaucoup d’autres par la suite). J’ai couru vers lui avec la ferme intention de hurler contre ce chauffard, de lui cracher toutes les peurs que je venais d’avoir et toutes les horreurs que je ressentais à son égard.

Quand il est sorti de sa cabine, il m’a dit qu’il n’avait aucune idée de ce qu’il venait de se passer. Il s’est arrêté sur le côté parce qu’il a entendu une femme crier, moi. Avant que les pompiers ne m’emmènent dans leur camion, il m’a juste dit qu’il était désolé, qu’il n’avait pas vu la voiture – qu’il doublait pourtant.

Je n’ai pas voulu aller à l’hôpital, physiquement j’allais bien, j’étais remontée comme un coucou suisse. Je tremblais beaucoup mais ça allait. Les pompiers m’ont dit que vu l’état de ma voiture j’avais eu beaucoup de chance. J’entends encore ce beau gosse de pompier me dire ça, comme ça.

Ce n’est que 2 ou 3h après, quand je suis allée voir la voiture chez le garagiste que j’ai compris qu’effectivement je n’étais pas passée loin du pire. Et physiquement d’un coup je me suis bloquée. J’ai eu mal partout, je me suis retrouvée pliée en 2, incapable de faire le moindre mouvement…

Là encore je m’en suis bien sortie, avec une grosse entorse cervicale (qui me fait encore horriblement souffrir aujourd’hui) provoquée par… mon sac à main qui dans les tonneaux est venu s’écraser sur ma joue. Leçon à retenir, ne JAMAIS mettre son sac sur le siège passager ! J’ai porté une grosse minerve pendant 3 semaines.

Suite à ça, j’ai eu beaucoup de mal à reconduire, j’avais peur, surtout des camions. Et manque de chance dans la région, des camions il n’y a quasiment que ça.

Cet accident m’a beaucoup marquée et fait perdre une partie de mon insouciance… mais en 2006 il n’y a malheureusement pas eu que ça…

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7 commentaires sur “L’année 2006, l’accident – 1ère partie

  • labonoccaz

    coucou, c’est clair que tu as eu de la chance 😉 enfin, si on peut appeler çà comme çà, un accident même sans gros dégâts physiques reste un traumatisme. Je vais te raconter mon troisième accident et dernier (je touche ma tête pour ne plus en revoir). Je sortais du travail et au feu devant la gendarmerie je ralentis et le voyant passer au orange je commence à m’arrêter : bing, un jeune conducteur me heurte de plein fouet dans le derrière et ma voiture a fait un bon et s’est reposée juste devant le feu quand tu descends d’auchan pour aller sur istres : ma voiture hs , mon cou hs, le jeune « heu désolée madame je croyais que vous alliez griller le feu !!!! » (c’est sur devant une gendarmerie tu n’as qu’une envie : griller le feu !!!) depuis, à chaque fois qu’un feu se met à l’orange je suis souvent prise de panique si une voiture est derrière moi et il m’arrive de les griller alors qu’avant jamais, courage pour tes douleurs cervicales, la seule chose qui me fait du bien ceux sont les séances de kiné 15 par an (pas le droit à plus, snif) gros bisous

  • MamanChat

    Eh bien quelle histoire. Effectivement ça aurait pu être très grave… heureusement qu’on n’a pas le temps de comprendre ce qui nous arrive pendant, autrement la crise cardiaque est assurée.

    Mais les séquelles…. je peux facilement imaginer.
    Mais alors que le conducteur ne t’ai pas vu c’est abusé! Très grave même!

  • Babidji

    c’est mon angoisse les accidents de voiture ! ma pauvre je frémis rétroactivement ! c’est ce qu’on dit il paraît pour les fatalistes (le fameux mektoub) … quand ce n’est pas son heure, ce n’est pas son heure :/

  • Aggie

    Punaise, quelle histoire…
    Pour le sac à main tu as entièrement raison. J’ai passé une journée dans un centre de sécurité routière. Ils nous ont fait faire des tonneaux et avaient mis des balles en mousse, pour nous sensibiliser à tout ce qui peut traîner dans l’habitacle d’une voiture et qui peut nous blesser en cas de tonneaux. Comme par exemple les réhausseurs qui ne sont pas fixés quand il n’y a pas d’enfant assis dessus..

  • Isabelle C

    Hello,

    En 10 ans de permis j’ai l’immense chance de ne pas avoir expérimpenté ça. Mon mari lui connait très bien, et il faut systématiquement aller à l’hopital rien que pour les assurances et pour ces « petits » traumatismes qui n’ont l’air de rien (bon nous on a l’option hopital qui te relache alors que suspicion de TC, mais bon ….).
    Le pire c’est l’impact psychologique